Chanson sur la Lune

La lune, la mère

En astrologie, la lune est reliée à la mère, à l’enfance, à notre part sensible, j’ai trouvé que cette chanson aidait à en comprendre la symbolique. Autant dans la réalisation de son souhait, que dans le prix à payer.

Pour comprendre et interroger cette partie en nous, nous pouvons nous poser les questions suivantes:

Qu’est ce qui me touche intimement ?

A quoi suis-je sensible ?

De quoi ai-je un besoin vital ?

Comment m’a t-on materné, protégé, nourri ?

Qu’est ce qui me sécurise ?

Faire un vœu

Faire un vœu, comme dans les contes de fée est une affaire sérieuse. Les héros des contes de fées affrontent diverses péripéties pour la réalisation de son vœu, c’est à dire un changement miraculeux, par rapport à un obstacle donné, l’accès à des ressources inattendues qui opèrent radicalement un changement. L’image du conte de fée, est la mise en action sous forme symbolique des aspects en nous mêmes. Ils nous invitent à mieux nous connaître afin de découvrir dans notre cœur les ressources cachées qui y sommeillent.

Le savoir des contes de fées avance masqué, un voile est posé dessus, celui d’un monde irréel et fantastique, peuplé de grenouilles et de renards qui parlent, de vieilles sorcières, de montagnes de cristal et de châteaux enchantés. Il s’agit de profond symboles qui s’expriment sous l’apparence de l’anecdote. Mais il faut savoir décoder pour comprendre leurs messages. Non pas en les « expliquant », en les interprétant, ou en leur donnant une signification toute faite qui nous arrange, car cette approche purement intellectuelle a pour effet de tuer le mystère. Mais en les écoutant avec le cœur. Ce n’est à ce moment là qu’ils nous livrent leurs trésors cachés.

C’est à cette intelligence du cœur appliqué aux contes de fées que je vous convie. Les contes nous apprennent à renouer avec l’inépuisable Fécondité qui est en nous et à appeler son merveilleux pouvoir de transformation. Il nous ouvrent à un monde de grandeur et de beauté qui n’est autre que nous-même.

La luna : un récit initiatique

La lune est un luminaire en astrologie. Symboliquement elle nous éclaire avec plus ou moins d’intensité la nuit. Sa signification dans un thème est riche de sens, un en particulier me touche plus qu’un autre. La lune représente notre façon de nous connecter à l’âme du monde, anima mundi.

L’Ame du Monde est une idée platonicienne apparu dans le Timée.

Pour les doctrines de Platon, tous les corps vivants sont constitués par un corps matériel animé par une âme, c’est-à-dire – c’est la définition qui est apparu dans le Phèdre – par un « mouvement qui se meut lui-même ».

Platon explique dans ses textes que l’âme de l’homme, en tant que mouvement, donne « vie » aux corps ; en plus, en tant que principe d’unité, l’âme gère également les trois parties du corps vivant dans un dessein unitaire. Cela vaut pour les corps individuels, qui sont munis d’âmes individuelles – comme ceux des végétaux, des animaux et des hommes –, ainsi que pour l’organisme vivant plus complexe et qui les contient tous : le monde.

Celui-ci est animé par une âme du monde : c’est lui qui donne vie à les corps vivants à travers les âmes individuelles et qui les gère selon une dimension unitaire, en préservant leur mouvement vital. Nombre de savants ont reconnu cette âme, et que certains l’ont appelée « esprit », d’autres « nature » ou « fatalité ».

L’âme du monde seraient présentes, d’une manière individuelle et multiple, les exemplaires des formes qui existent dans les choses existantes. Ces exemplaires ne sont pas les Idées séparées regardées par le Démiurge, qui sont seulement dans l’esprit divin, mais elles sont les causes formelles de la production des diverses choses existantes : l’âme du monde est donc aussi « causa formalis » de la production du monde.

Les platoniciens affirment que les formes sont dans l’esprit divin avec une priorité ontologique (ou « selon la nature ») par rapport à de la façon dont elles sont dans l’âme du monde et ensuite dans les choses existantes. Il s’agit, en fait, de la même « forme », qui est dans l’esprit divin à la manière d’une forme-exemplaire, dans l’âme du monde à la manière d’une forme séparée, et dans les choses existantes à la manière d’une forme unie à une matière. Il faut donc établir une distinction entre la priorité de nature et la priorité temporelle.

Cette digression pour retrouver ici la profondeur de la symbolique lunaire et agrandir son espace mental.

Que signifie le symbolisme, pourquoi faire une quête de sens ?

Ci-dessous un podcast France Culture sur la voie symbolique, vers un ré-enchantement du monde ? avec Luc Bigé. Ce podcast présente son idée, aidée des mythes d’une nécessité de redonner une magie au monde moderne, en lui redonnant du sens. Comprendre les quatre chemins de connaissance, chacun amenant à une direction qui se complète avec les autres et l’utilité du mythe, du symbole pour aider à la connaissance de soi, un chemin vers la vérité.

Ceci me semble pertinent, car il explicite clairement les enjeux de la nécessité de se mettre en chemin et de réaliser son destin humain. Au delà d’un point de vue sociétal, c’est l’essence de l’Homme dont il est question. Chose qui est en chacun de nous et qui nous donne notre dignité humaine, quelque soit notre condition sociale et de genre.

Posdcast : cliquer ici

La question du sens de la vie pour chaque être humain semble étroitement liée à celle de la capacité d’établir des liens. Il s’agit de relier les différents aspects de l’expérience subjective consciente et inconsciente – sensations, affects, pensées, rêves, fantasmes – que de situer les éléments de l’histoire personnelle dans leur inscription spatiale et leur déroulement chronologique (le passé, le présent, et l’avenir qui s’ouvre).

Afin d’intégrer une cohérence et un continuum de la vie psychique ; d’articuler ce qui est vécu à l’intérieur avec ce qui est vécu dans la réalité extérieure. Ce rapport à soi-même conditionne la possibilité et la qualité des relations que nous saurons entretenir avec les autres et avec le monde, notre capacité d’aimer.

Jung insistait beaucoup sur cette nécessité de l’intégration : « Notre but devrait être l’accroissement de notre état de conscience. Les événements se produisent, que nous en soyons conscients ou non. Seulement, lorsque nous en sommes inconscients la vie n’a pas de sens. Beaucoup de gens viennent me voir sans avoir la moindre idée de ce que cela signifie. Les gens ont besoin de comprendre les choses, les événements et pourquoi ils les vivent » Dans ce même texte, il évoque également la valeur qu’il accorde à l’intégration des images oniriques émanant des profondeurs de l’inconscient en la qualifiant de « moment plein de sens».

Danser avec l’inconnu, avec soi ?

qu’est ce que le libre arbitre ?

Libre arbitre de l’homme ?

Au détour d’une conversation, d’une vidéo, d’un film, à la fin d’une affirmation nous rappelant combien nous devons suivre les conseils avisés ou faire ce qui nous est demandé, il y souvent l’ajout de la phrase « faites ce que vous voulez, vous êtes libre ! », presque comme une ponctuation naturelle, comme une caution à des dires qui pourraient apparaître contradictoires.

Lorsqu’il est par exemple sujet d’astrologie, j’entends beaucoup ce « vous êtes libre ». On m’assure toujours que peu importe ce que disent les étoiles, de toute manière, mon libre-arbitre est toujours à l’arrivée le vecteur décisionnaire. Or, c’est à la fois oublier un peu vite et reconnaître indirectement que notre analyse des choix qui nous sont proposés se base sur notre éthique personnelle, elle-même déterminée en amont par notre personnalité et notre parcours de vie, auxquelles les étoiles ne semblent pas étrangères : on arrive donc très vite à la question de l’œuf ou de la poule. A l’instant T, j’ai effectivement une multitude de choix possibles, mais en définitive, ma décision finale découlera d’un processus mental que je serais bien en peine de remonter à la source, de justifier objectivement, rationnellement. Dans ces conditions, suis-je libre ? Les philosophes s’étant cassés les dents sur cette question, je ne risquerais donc pas les miennes, déjà bien amochées, à un avis tranché, et vous laisse vous faire votre propre opinion sur les réflexions développées ci-dessous.

Dédale et Icare

Libre arbitre vs déterminisme

« Libre arbitre ». Cette expression m’évoque l’image d’un arbitre sportif qui sifflerait dès lors que je dépasserais les limites du terrain, les bornes de la « liberté », tel un chien de berger signifiant, par de menus aboiements, à une brebis aventureuse l’inanité de ses velléités exploratrices.

Mais ce « libre arbitre », j’en entends parler depuis beaucoup plus longtemps, dès mes études de psychologie notamment. En 2012, à la fac, j’écoutais mon professeur de psychologie sociale disserter, quand fut prononcé le verdict fatal : le libre arbitre n’existe pas, emballer c’est peser, au revoir mesdames et messieurs !  

La psychologie étant assez déterministe, ce qui n’est pas mon cas, ce jour-là, j’ai su qu’elle et moi avions besoin d’une pause, ce désaccord théorique nuisant fortement à notre entente.

Que dit précisément la psychologie du libre arbitre ?

« La croyance en l’existence du libre arbitre est liée au sentiment d’être en mesure d’exercer un certain contrôle sur son comportement ». Cette définition de la croyance au libre arbitre reflète la manière dont celle-ci émerge d’une interaction complexe entre l’individu et son milieu écologique. De récents travaux en psychologie sociale et neurosciences semblent montrer que cette croyance est illusoire et manipulable. »

Pour les curieux la suite de l’article : ici

Avant de nous affoler par des dires aussi péremptoires, essayons de nuancer.

Je pense que l’on sous-estime beaucoup l’impact de nos conditionnements qui tendent à une certaine solidité intérieure de la société, mais aussi à la solidité de chaque individu confronté à cette même société.

Que sont précisément ces conditionnements sociaux ?

Dans une logique d’économie d’énergie, nous avons tendance à faire des raccourcis, c’est-à-dire prendre des décisions, non pas mus par une réflexion adaptée aux circonstances présentes, mais par des processus automatiques et inconscients, qui firent preuves d’efficacité par le passé et qui depuis sont plus ou moins stables.

A tout conditionnement se produit un comportement automatique :  il y a « un stimulus », c’est-à-dire un agent externe ou interne opérant avec soudaineté, et capable de provoquer une réponse, ou bien un « réflexe », c’est-à-dire une réaction automatique et immédiate.

Les conditionnements sont partout, de la langue que nous parlons (nous utilisons souvent les mêmes mots, reliés aux mêmes émotions, et finalement nous ruminons le tout ensemble) aux pensées héritées de notre éducation, de nos expériences, donc tout ce que nous faisons sans la longue élaboration d’une décision.

Un « conditionnement social » pousse l’individu à contrôler ses pulsions et à codifier son comportement. La société conditionne « l’espace mental » de l’enfant pour qu’il ait des réflexes et des automatismes autorisés par la société dans laquelle il vit.

Sans ces décisions rapides, nous passerions la journée à tester le café, puis le thé avant de revenir au café, sans pouvoir prononcer la moindre parole. Nous serions incapables de conduire, de cuisiner… En cas de danger ou plus simplement, pour une vie en vitesse de lecture normale, nous avons besoin de nos conditionnements pour participer sans « s’écrouler » à la vie sociale dont nous avons un fort besoin.

Ces conditionnements peuvent prendre l’apparence de comportements donnés en fonction de nos identités sociales et collectives.

Je reprendrai rapidement une formulation de Jung, quant à la société à qui on confie le soin de se laisser différencier par elle, alors que c’est la tâche de l’individu de se tenir sur ses pieds et de se différencier des autres. Toutes les identités collectives, quelles qu’elles soient (organisation, religion en isme…) sont des béquilles pour les paralytiques, des boucliers pour les anxieux, des canapés pour les paresseux, des pouponnières pour les irresponsables, mais tout autant des auberges pour les pauvres et les faibles, un havre protecteur pour qui ont fait naufrage, le sein d’une famille pour les orphelins, un but glorieux et ardemment escompté pour ceux qui ont erré et qui sont déçus, elles sont une terre promise pour les pèlerins harassés, un troupeau, une clôture sûre pour brebis égarées,  et elles sont une mère, qui signifie nourriture et croissance.

Faisons preuves de compassion à l’égards de ceux-là, car il serait erroné de considérer cette façon de faire comme un obstacle, car cela représente la seule possibilité d’existence de l’individu qui, aujourd’hui plus que jamais, se retrouve menacé d’anonymat. Cette appartenance à une organisation collective est si importante à notre époque qu’avec un certain droit elle paraît à beaucoup être un but définitif, tandis que toute tentative de suggérer à l’homme l’éventualité d’un pas de plus sur la voie de l’autonomie personnelle est considérée comme présomption ou défi prométhéen, comme phantasme ou comme impossibilité. 

Nous sommes des êtres complexes et contradictoires, la recherche d’équilibre est donc primordiale entre nos besoins et nos aspirations. Nous avons besoins de nos conditionnements pour interagir, mais aussi un besoin vital de nous différencier.

Nous changeons à tout instant les conditionnements arrivés à date de péremption. Par exemple, quand nous déménageons, nous créons de nouveaux itinéraires et oublions les anciens. Quand la nécessité l’impose, nous agissons, nous pourrions dire, presque par réflexe. 

Un destin responsable

Dans une certaine mesure, à tout instant nous sommes libres, libres de choisir de prendre conscience, de changer un conditionnement. Toutefois il y a des conséquences et donc il faut être responsable : prendre l’audace de sa vie en main.

La responsabilité est pour moi le mot clef du libre arbitre. C’est en faisant nos choix en conscience de leurs conséquences, nous procurant ainsi une maturité à les assumer, que cela nous pousse à exercer notre libre arbitre. La liberté est une notion qui demande de l’entrainement, ce n’est pas une valeur innée, elle est acquise et se détaille à toute instant. Elle se vit avec les autres, par une responsabilité accrue de chacun.

Il serait en effet, « trop facile » de remettre à des causes extérieures son destin : cela entraînerait un dépérissement de notre identité profonde, et nous conduirait à la dépendance psychologique, soit par la peur, soit par la démission ; car cela revient à se décharger de sa responsabilité sur une entité extérieure à soi.

Il importe de rester son propre capitaine, responsable de sa vie, pour garder ouverte une porte vers l’espoir, qui aide à avoir plus de courage.

Je me permets d’apporter une nuance au terme de l’espoir : quand celui-ci est un refuge qui dispense d’agir, il est inutile. Croiser les bras et soupirer « j’espère » ne vaut ni un « faire », ni une prière.

Toutefois, quand il est moteur d’action, quand il permet d’échapper à la résignation, quand il accepte le désespoir et cesse de lutter contre lui, alors l’espoir s’étire et change de rime : il devient l’espérance.

Je ne verrais donc pas du déterminisme dans la psychologie et l’astrologie, car cela ne rend pas justice à l’élégance de ces disciplines. La psychologie souligne la complexité et la richesse de la vie intérieure de l’homme, lui rendant ses lettres de noblesse par la beauté de sa conscience, et l’astrologie nous enseigne la signification des instants et des cycles tels qu’ils sont vécus ou vont être vécus. L’astrologie dévoile la nature d’instants particuliers, et de cycles plus vastes imbriqués en eux.

Pour conclure, je tiens à apporter une nuance qui me semble importante : il est important de prendre de la distance et de ne pas appliquer des raisonnements intellectuels, spirituels, dans une vision par trop tangible. C’est-à-dire, de ne pas s’en remettre à une croyance aveugle en une idée de toute puissance extérieure, sans toutefois ne pas tomber dans le self made man, et nier l’influence des facteurs extérieurs qu’on ne peut contrôler. C’est pourquoi le libre arbitre, permettant de toucher un point d’équilibre entre ces deux tendances, c’est-à-dire une responsabilité de ses actes dans l’instant de la vie, me paraît être une façon de vivre plus indépendante vers une individualité plus marquée.

Astrologie mondiale 2021

L’astrologie est un système symbolique permettant de mettre du sens dans les évènements vécus par l’homme. Elle se décline en plusieurs sous-discipline, comme ici l’astrologie mondiale.

L’astrologie mondiale est la plus vieille forme d’astrologie, ici il s’agit de décrypter avec un peu d’avance les énergies qui seront à l’œuvre durant cette année et voir les choses dans des cycles plus longs pour apercevoir les réelles mutations de la société.

J’ai trouvé la vidéo, longue certes, mais mettant dans son contexte une époque qui pourrait passer comme insaisissable. Je ne suis pas d’accord avec tout, mais cela donne des pistes de réflexions pour penser autrement.

Pour des prévisions un peu plus précise, une autre vidéo d’une astrologue que j’aime bien. Les étoiles en guise d’assurance vie.

Conférence : l’astrologie, pour quoi faire ? Luc Bigé

Dans mon étude de l’Astrologie, j’ai lu beaucoup d’auteurs.

Présentation de Luc Bigé

Je vous présente aujourd’hui, Luc Bigé, Docteur en Biologie et astrologue, ayant une approche pédagogique et accessible de l’astrologie. Avant d’entamer des grands noms de l’astrologie, je le trouve simple et efficace en première intention pour fonder ses bases sur une astrologie actuelle.

Son approche et sa connaissance du monde de la science lui permettent de trancher sur ce qui distingue les deux approches du savoir, du sens, sans jamais devenir dogmatique. Cette pédagogie développée, j’aime son approche aux racines biologiques de par sa formation, c’est son filtre premier, qui éclôt avec les mythes. J’aime son rapprochement rendant vivant le mythe, le mettant à notre niveau. Comme un train qui s’arrête pour nous emmener avec grandiloquence vers un monde réenchanté.

Je partage sa vision sur le ré-enchantement du monde, sur le sens qu’il faut y apporter au-delà du matérialisme ambiant qui appauvrit l’âme.

J’ai trouvé sa conférence très claire et pédagogique pour bien comprendre ce qu’est l’astrologie, sans faux-semblant, notamment par exemple sur cette confusion répandue entre les signes et les constellations. La conférence est en trois parties de 45 minutes, puis sur la dernière il y a 20 minutes de questions.

Qu’est l’astrologie et en quoi cela peut nous être utile?

Tout d’abord l’astrologie se base sur un langage symbolique. Ce symbolisme se base sur une découpe du ciel en 12 parties de 30 degrés chacune, pour l’astrologie occidentale. Ce zodiaque est composé de signes, de planètes, de maisons. Les planètes sont des processus psychologiques, les maisons des rotations de la Terre sur elle-même (aspects relation entre deux planètes, deux fonctions psychologiques). Tout cela étant dynamique et relevant d’une évolution du monde de sens.

Il faut différencier l’outil qu’est l’Astrologie de libération ; de la science qui est un outil de description des mécanismes d’une fatalité du monde (liens causaux).

L’astrologie est une libération car il y a un recentrage sur soi. En rendant le subjectif objectif, il est permis de manière fluide de trouver ses propres rythmes. Elle nous aide à comprendre le sens de nos conflits et à entreprendre pour dénouer les choses en profondeur.

Il n’y a pas de vérité absolue, mais une reconnaissance de sa vérité intime.  Cela nous conduit naturellement vers une tolérance qui n’est pas de la morale mais de la pure perception de la réalité du monde du sens.

L’éthique fondée sur le sens, pour le comprendre il faut l’imaginer sous la forme d’un triangle isocèle aux 3 angles aigus :

Le sens comme construction (lois causales) ; émergence (synchronicité) : transcendance du sens (Hegel).  

Le sens est partout, il faut simplement entrer en résonance avec lui au moyen de sa sensibilité. Celle-ci permet l’émergence du sens, révèle la qualité de notre organisme biologique à la conscience que l’on a du corps sur plusieurs niveaux :  

Niveau socioculturel : le monde qui nous entoure, qu’il faut accueillir comme des conditionnements.

Niveau individuel : aller vers le cœur de son être, c’est-à-dire se déconditionner.  

Niveau Trans-personnel : sens de l’évidence.  

Enfin, pour citer une philosophie Grecque sur la Liberté et le Destin : Ma grande liberté est de pouvoir accomplir mon destin, avec joie.

Une rapide présentation du Zodiaque qui est un tout :

Tout commence par le signe du Bélier : la force du soleil va commencer à croître ; deux forces se côtoient : la lumière qui permet la différentiation ; et l’ombre qui permet l’harmonisation. L’énergie du bélier est ce désir de fascination de puissance de vie, de conviction, de mettre en terre des choses, traverser la mort pour faire germer la vie. Un exemple de l’énergie Bélier : Descartes.

Taureau : l’enracinement, lente maturation dans la densité de soi-même ; Un exemple : Karl Marx.  

Gémeaux : diffuser, fascination de la connaissance intellectuelle et relationnelle, riche moisson de l’information, exemple : George Bush Père.  

Cancer : recentrer cette richesse d’information pour la faire sienne, naissance du sujet, exemple : Proust

Lion : rayonnement personnel, extérioriser la riche sensibilité du cancer, exemple Napoléon  

Vierge : corriger les excès du lion, la perfection, être « parfait »

Balance : la force de nuit est plus importante, conscience du déséquilibre, s’harmoniser avec le monde

Scorpion : Prise de conscience que nous ne sommes pas deux dans une interaction mais quatre (2 consciences et 2 inconsciences) : mettre en lumière les grandes énergies des non-dits, (ceux de notre société moderne : argent – sexualité – rapport des pouvoirs). Un exemple : Freud (ascendant scorpion) ; Delacroix.  

Sagittaire : organiser par des lois, dans la quête de sens, de révéler le sens, exemple Hegel ou Leibniz.

Capricorne : structurer, sens du devoir, responsabilité, rapport à l’Etat, rapport à l’autorité, politique, par exemple Mao, Richard Nixon, ou encore les tables de la loi de Moïse.  

Verseau : étouffé dans la règle, et donc désire renverser la règle du capricorne pour apporter de la nouveauté, celui qui se met au service du social, conscience de groupe, c’est un introverti qui fait de l’extraverti, il y a une forte générosité intellectuelle mais en revers de la médaille un grand sentiment de solitude. Par exemple, Barack Obama, Che Guevara.

Poisson : Rendre sensible les idées du verseau, hyper sensibilité psychique, sensibilité profonde aux grandes énergies qui entourent le monde, par exemple Thérèse D’Avila (qui était Bélier mais avec beaucoup de Poisson dans son thème)

Cette présentation conclut que le Zodiaque est une dynamique de logique de sens.

l’astrologie

L’astrologie, qu’est ce que c’est ?

« Tenez, voici le vent, qui est la plus grande force de la nature, qui renverse les hommes, abat les édifices, déracine les arbres, soulève la mer en montagnes d’eau, détruit les falaises, et jette aux brisants les grands navires, le vent qui tue, qui siffle, qui gémit, qui mugit, – l’avez-vous vu, et pouvez-vous le voir … »*.

Le Horla de Maupassant, lu dans une vidéo en lien en bas de page ;

Ne fantasmons pas l’étendue des connaissances humaines en matière de science, constituée épistémologiquement de théories n’ayant pas encore été réfutées. Que cela soit du domaine de la biologie, qui s’interroge sur la répartition des motifs sur le pelage des animaux, à la psychologie, qui s’interroge sur le fonctionnement de la psyché humaine, l’explication du monde est théoriquement admise, jusqu’à preuve du contraire.

Je rappellerai ici la théorie de l’induction, explicitée par Karl Popper (La connaissance objective) – la Science n’est pas toute puissante, ni amen de vérité – la philosophie rappelle que l’induction est une manière de raisonner qui consiste à tirer de plusieurs cas particuliers une conclusion générale, il est l’inverse du procédé déductif.

L’astrologie est une science avant tout subjective, et non pas objective. Elle m’apparaît comme un outil apportant des résultats éclairant et précis, à la fois sur le terme de la psyché que sur celui des étapes et rythmes de vie et celui des questionnements spirituels. Toutefois, des quiproquos lui rendent peu justice, comme celui très connu de la confusion des signes et des constellations qui portent le même nom. A l’époque, l’heure n’étant pas à la super spécialisation contemporaine qui donne lieu à la création fréquente de néologismes, il était admis de réutiliser des noms pour autre chose. Cet anachronisme nous conduisant souvent à ne pas parler de la même chose, il est donc nécessaire d’être clair sur la définition sémantique.

Cette science ontologique, c’est-à-dire science de l’être, en d’autres mots cette « science exploratrice du monde du sens », est la somme d’observations emmagasinées depuis des millénaires : du ciel, découpé en 12 segments, puis des comportements humains. La dynamique dont elle fait preuve lui permet une actualisation constante, qui lui fait gagner en pertinence. Aujourd’hui, dans un monde coloré par la domination psychologique et non plus religieuse ou philosophique, il est notable de voir la richesse de cette nouvelle discipline au regard de cette science au travers des ouvrages de Dane Rudhyar, et des notes de Jung à ce sujet.

J’assimile son fonctionnement à celui d’une voiture : tout comme en voiture, nous ne percevons notre déplacement que par l’extérieur constamment changeant, et adaptons en conséquence notre conduite. Nous avons sans cesse besoin d’une carte pour pouvoir nous repérer et avancer. L’astrologie se sert de carte du ciel pour se repérer, et à partir de là se situer.

Pourquoi se situer ? Simplement car il est question ici d’énergie. Nous sommes entourés d’énergie, qu’elle soit solaire, tellurique, qu’elle appartienne à nos voisins comme à des plantes, tous ces systèmes peuvent modifier un état, produire un travail entraînant un mouvement, un rayonnement électromagnétique ou calorique, chacun ayant un impact à son échelle. Pour ce qui est de la Terre, je ferai le parallèle avec mon propre corps : tout comme distinguer les émanations énergétiques de la terre est difficile vu de l’intérieur, je ne verrai jamais de mes yeux mon véritable visage. Et pourtant, plus je me connais, plus j’arrive à vivre en cohérence dans le flou tellurique, l’astrologie étant comme un miroir qui n’a pas forme humaine mais forme cosmique, il me renvoie ainsi à mes origines.

Lors de notre naissance, nous ne sommes pas une page blanche, nous sommes issus d’une famille qui nous a transmis son histoire, avec ses traumatismes et ses forces ; s’incarner a donc ici pour but de révéler notre potentiel : à l’aide de cette carte cosmique unique, nous découvrons une géométrie porteuse de sens. Toute forme permettant la transmission du sens, c’est la forme de notre corps qui nous donne une telle voix.

C’est dans cette dimension poétique que je vois l’astrologie ; non dans un déterminisme calqué sur le modèle de la psychologie (par l’étude des tempéraments), mais comme une association cosmique de l’être, un indice sur sa nature profonde et caché.





Lecture du Horla

	

Connaître son mythe fondateur

J’ai mis en lien ici, une partie de l’interview de Luc Bigé, grand nom de l’astrologie contemporaine, ce Docteur en Biochimie et Astrologue (qui est président de l’université du symbole : https://reenchanterlemonde.com/). Présente ici le mythe fondateur qui habite en chacun de nous.

Pour le trouvez, une analyse de son thème natale est nécessaire, il faudra y rechercher quelle est la domination, d’une planète ou d’un signe qui ouvre vers la problématique de la carte natale et donc vers le mythe fondateur.