Syndrome du Sauveur et crise de la légitimité : « Pourquoi veux-tu m’aider ? »

Je me rappelle qu’au lycée (j’étais alors dans une filière sanitaire), nous apprenions à faire des lettres de motivations, pour nos stages obligatoires. Un jour, une prof nous dit « quelqu’un qui me met « je veux aider les autres dans sa lettre de motivation, c’est poubelle, sans même lire la suite. ».

Vouloir aider l’autre n’est pas une motivation nécessaire à l’établissement d’une carrière dans le prendre soin. Curieux paradoxe pour des carrières où l’aide à l’autre est la nature même du lien qui se tisse entre deux personnes.

Cette question est au cœur des préoccupations de ceux qui recrutent le futur personnel soignant : il faut déceler si l’aide n’est pas pathologique, autrement dit si celui qui affirme vouloir aider ne souffre pas du syndrome du sauveur ou de l’infirmière.

Syndrome du sauveur (ou de l’infirmière) : le triangle de Karpman

Le besoin d’aider l’autre peut être pathologique, cela peut être l’expression d’un grand désarroi intérieur. Ceux qui veulent aider sont souvent extrêmement sensibles et empathiques, et le projettent sur le monde. Ils sont alors très vulnérables et peuvent développer un complexe d’infériorité qui se mue naturellement en complexe du sauveur.

Les effets pervers sont souvent contreproductifs, et le sauvé (ou la victime) se retrouve encore plus englué qu’au départ. La dynamique qui se met alors en place est celle du triangle de Karpman : le sauveur combat un persécuteur qui s’acharne sur la victime qu’il faut sauver.

Chacun des trois protagonistes alimente la dynamique afin de permettre aux autres de jouer leur rôle, de s’y investir et d’en retirer les bénéfices secondaires (le subconscient s’oppose à la résolution du problème car il trouve des avantages à le faire perdurer) qui ne font qu’accentuer leur désarroi intérieur.

schéma du triangle Karpman
  • Le Bourreau est le rôle de celui qui commet un mal injuste ;
  • La Victime est le rôle de celui qui subit un mal injuste (commis par un Bourreau) 
  • Le Sauveur est le rôle de celui qui répare un mal injuste (subit par une Victime). La distinction de ces trois postures est exhaustive, car elles épuisent les différentes attitudes vis-à-vis de la violence.
Une courte et claire explications des mécanismes : reconnaître et transformer

Personne ne né pour être un sauveur, un persécuteur ou une victime. Je pense que c’est une idée résiduelle profondément inconsciente qui trouve ses racines dans la tradition judéo Chrétienne.

Attention : je ne fais pas de prosélytisme, je me réfère à l’histoire de la religion chrétienne, car je pense que nous ne pouvons pas faire l’économie des croyances qui ont fondé notre civilisation. N’ayons pas la mémoire courte.

La Bible affirme qu’il n’y a qu’un seul Sauveur et c’est Jésus Christ. Vouloir se mettre à sa place, c’est faire son Iznogoug (vouloir être calife à la place du calife), car le Christ est l’incarnation du divin. Est orgueilleux, celui « faux-sauveur » qui se prend pour Dieu. Il n’y a qu’à la part divine que nous pouvons demander une certaine solution, pas à un être humain, nous compris.

Notre seule responsabilité est de prendre soin de nous-même. Nous projetons notre monde intérieur à l’extérieur et nous l’accusons de tous nos maux. Un retour en soi, un temps avec soi-même est nécessaire, épisodiquement, afin de découvrir un des grands mystères de l’humanité : SOI. Et ce SOI est déjà suffisamment complexe, éreintant et merveilleux, pour occuper une vie.

L’Homme est pétri de positif comme de négatif, c’est en l’acceptant et en s’y confrontant que s’installe une quête de sens qui nous fait comprendre et apprécier l’étincelle de vie. Alors, à partir de ce moment-là, nous pouvons « aider » l’autre car il ne s’agira plus d’une quête désespérée pour aller mieux, mais d’un échange pour rencontrer un autre être.                                                  

C’est un travail de longue haleine, un chemin tortueux qui sera rempli de moments de grâce comme de moments très noirs (les Saintes décrivent ces moments comme la nuit noire de l’âme). Toutefois, ce n’est pas parce qu’à certains moments on touche du doigt les prémisses de la spiritualité que l’on est guéri de ses maux : bien au contraire, il faut poursuivre et ne pas relâcher ses efforts, ne pas prendre cette victoire comme un dogme universel applicable à tous, et qui nous donne la légitimité d’être un Sauveur.

Une autre explication de ce complexe du sauveur pourrait se trouver dans la légitimité. Ou plutôt dans la crise de la légitimité.

Les 30 professions les plus prestigieuses

  1. Chirurgien
  2. Juge
  3. Maire
  4. Interniste
  5. Avocat
  6. Directeur
  7. Notaire
  8. Pilote
  9. Médecin généraliste
  10. Professeur d’université
  11. Radiologue
  12. Préfet de police
  13. Ingénieur civil
  14. Chef des pompiers
  15. Architecte
  16. Analyste médical
  17. Dentiste
  18. Pharmacien
  19. Vétérinaire
  20. Profession militaire, Colonel
  21. Directeur d’école
  22. Chimiste en laboratoire
  23. Psychothérapeute
  24. Biologiste de l’environnement
  25. Joueur de football professionnel
  26. Ingénieur mécanique
  27. Comptable
  28. Directeur de la succursale d’une banque
  29. Physiothérapeute

Les 10 professions les moins prestigieuses

  1. Eboueur
  2. Employé dans la ligne d’assemblage d’une usine
  3. Vendeur dans un parc d’attractions
  4. Employé d’une agence de repassage
  5. Gonfleur de pneus de camion
  6. Femme de ménage / chargé du service de chambre dans un hôtel
  7. Employé dans un car-wash
  8. Balayeur
  9. Laveur de vitres
  10. Employé dans un centre d’appel

6 professions qui montent en prestige (de 1982 jusqu’à aujourd’hui) 

  1. Opérateur de processus
  2. Joueur de football professionnel
  3. Infirmière
  4. Maire
  5. Avocat
  6. Chef des pompiers

6 professions qui baissent en prestige (de 1982 jusqu’à aujourd’hui) 

  1. Professeur d’enseignement secondaire
  2. Professeur d’enseignement primaire
  3. Employé communal au département population
  4. Pasteur
  5. Ministre
  6. Journaliste
hello society !

Se connaitre est un devoir citoyen

Je m’intéresse ici plus particulièrement aux professions médicales, comme par exemple celles des relations d’aide. Ces dernières sont valorisées socialement, c’est-à-dire qu’elles donnent à ceux qui les exercent un sentiment de légitimité et de reconnaissance sociale.

La notion de reconnaissance sociale correspond à « un processus d’identification où chaque membre du groupe pose un regard sur l’autre membre. Il s’agit d’un système d’interactions, d’échanges qui impliquent l’intériorisation ou l’assimilation de normes, de modèles, de valeurs à partir de sa propre histoire, de son milieu familial et de sa trajectoire personnelle et professionnelle. »

Elle s’enracine donc dans l’histoire personnelle, l’éducation et le vécu de l’individu. Cela peut expliquer pourquoi chacun ne ressent pas nécessairement le besoin de s’identifier à autrui, ainsi que l’influence du groupe et de la société sur les choix de vie.

Comme l’a rappelé Hélène Hatzfeld, le sociologue distingue trois fondements de la légitimité :

  • Un caractère rationnel, reposant sur la croyance en la légalité et au droit de donner des directives pour ceux qui sont appelés à l’exercer (domination légale) ; Elle se définit comme l’existence de normes symboliques partagées, permettant aux membres d’une société d’interagir.
  • Un caractère traditionnel, reposant sur la croyance des traditions valables de tout temps et en la légitimité de ceux qui sont appelés à l’exercer (domination traditionnelle) ;
  • Un caractère charismatique, reposant sur la soumission à la valeur exemplaire d’une personne (domination charismatique) ;

Ainsi, je pense que ceux qui n’ont pas de reconnaissance sociale à travers leur emploi sont d’autant plus enclin à souffrir du syndrome du sauveur, comme pour compenser un déséquilibre intérieur. Être un sauveur leur permet de regagner du panache, de la reconnaissance sociale, un but, une identité, du sens. Il s’agit ici de représentations sociales et non de vérité. Nous pouvons nous interroger, à l’heure de la modernité et du télétravail, sur les catégories de travail qui ont du sens. Ce peut être un premier pas sur la quête du chemin vers SOI.

Jung disait que toute analyse qui ne transforme pas à la fois l’analysé et l’analyste n’est pas totalement réussie » Dane Rudhyar ajoute que le propos de l’astrologie n’est pas seulement de conseiller les autres. C’est aussi – et c’est tout aussi important – de rendre l’astrologue apte à mieux comprendre son propre processus de vie, à le voir comme une phase de processus universel plus vaste dont il est l’expression dynamique significative.

C’est pourquoi je recommanderai de bien vous renseigner quand vous cherchez un thérapeute, à savoir s’il a fait un travail sur lui, avec quelles méthodes et s’il en a compris véritablement quelque chose.

Il est dans l’éthique des psychanalystes de faire une analyse avant d’être eux-mêmes psychanalyste. Les psychologues se doivent d’être suivis. La charge d’autrui n’est pas anodine.

Cette éthique, je la respecte scrupuleusement. Je n’ai pas comme ambition de devenir Jésus Christ. De tout mon savoir, j’ai été la patiente 0. Mon but est de rechercher la rencontre avec l’Autre, et que chacune de ses expériences conduisent à une théorisation, des mécanismes du psychique, qui en aidera d’autres après moi à poursuivre une quête de vérité sur l’essence de l’Homme.

Processus d’individuation : partie 3 : le soi

Théo Mercier, le Solitaire (détail), 2010, spaghettis, 170 x 200 x 230 cm.

Maintenant que nous avons vu les principales étapes du processus d’individuation, voyons le but : l’individualisation du moi

Le « moi » possède son propre savoir et pouvoir. Toutefois, il peut faire surgir quelque chose de plus flamboyant ; entrer en contact avec le transcendant, sans que n’interfère une doctrine ou un dogme sans nom et qui naturellement nous amène à l’archétype « Selbst », traduit par le Soi, ou soi-même.

Une fois les 4 étapes réalisées, toutes les structures de l’individu commencent à se réorganiser autour d’une nouvelle énergie, « l’archétype cosmique », qui dirige tous les processus psychiques en spirale vers le soi. Il s’agit d’une manière complètement nouvelle et différente de rencontrer notre être propre, indescriptible, qui est le plus intime de notre intimité.  

Le SOI est le pont entre le monde tangible et le monde intérieur, c’est une construction destinée à exprimer une essence non préhensile, qui dépasse notre capacité de compréhension.

Nous entrons ici dans une dimension « irrationnelle » de la vie (qui n’a pas de lien causal, contrairement à la pensée scientifique dominante), le soi est indéfini, il est une sensation à travers laquelle le moi entre en relation avec le soi dans une dynamique d’union.

Jung donne le nom Soi au « Dieu en nous », au « feu central » de notre participation au divin, c’est notre point central. Il n’est pas démontrable scientifiquement car il ne peut être vécu que dans l’intimité du cœur, il représente une notion « hors limite » du fait de sa propre transcendance.

Le Soi transfère vers un autre lieu le centre psychique, ce qui bouleverse en la renouvelant complètement la personnalité, et en transformant radicalement l’attitude envers la vie, car une nouvelle conscience émerge ou l’objet et le monde extérieur sont dans une relation indissoluble. Non que cela signifie un arrêt définitif de la souffrance, les conflits et la souffrance sont intrinsèques à l’humain, vouloir y échapper peut conduire à la maladie, mais l’être singulier ne cède plus à la sensiblerie des événements, il est affecté dans les plans inférieurs et non dans les plans supérieurs. Dans ce que les anciens appelaient « la force d’âme », que l’on pourrait traduire aujourd’hui en « force morale ».

Cette dernière donne la force de nager à contre-courant des valeurs collectives. La cohérence avec le Soi étant plus forte que la volonté de satisfaire autrui et ses désirs sur ses propres actions.

Il est alors possible de vivre en harmonie avec le cosmos, de vivre une fraternité mystérieuse avec les animaux et les dieux, les cristaux et les astres. Peu sont nombreux à franchir cette étape, car « ce sentier est aussi étroit que le fil de la lame ».

l’astrologie

L’astrologie, qu’est ce que c’est ?

« Tenez, voici le vent, qui est la plus grande force de la nature, qui renverse les hommes, abat les édifices, déracine les arbres, soulève la mer en montagnes d’eau, détruit les falaises, et jette aux brisants les grands navires, le vent qui tue, qui siffle, qui gémit, qui mugit, – l’avez-vous vu, et pouvez-vous le voir … »*.

Le Horla de Maupassant, lu dans une vidéo en lien en bas de page ;

Ne fantasmons pas l’étendue des connaissances humaines en matière de science, constituée épistémologiquement de théories n’ayant pas encore été réfutées. Que cela soit du domaine de la biologie, qui s’interroge sur la répartition des motifs sur le pelage des animaux, à la psychologie, qui s’interroge sur le fonctionnement de la psyché humaine, l’explication du monde est théoriquement admise, jusqu’à preuve du contraire.

Je rappellerai ici la théorie de l’induction, explicitée par Karl Popper (La connaissance objective) – la Science n’est pas toute puissante, ni amen de vérité – la philosophie rappelle que l’induction est une manière de raisonner qui consiste à tirer de plusieurs cas particuliers une conclusion générale, il est l’inverse du procédé déductif.

L’astrologie est une science avant tout subjective, et non pas objective. Elle m’apparaît comme un outil apportant des résultats éclairant et précis, à la fois sur le terme de la psyché que sur celui des étapes et rythmes de vie et celui des questionnements spirituels. Toutefois, des quiproquos lui rendent peu justice, comme celui très connu de la confusion des signes et des constellations qui portent le même nom. A l’époque, l’heure n’étant pas à la super spécialisation contemporaine qui donne lieu à la création fréquente de néologismes, il était admis de réutiliser des noms pour autre chose. Cet anachronisme nous conduisant souvent à ne pas parler de la même chose, il est donc nécessaire d’être clair sur la définition sémantique.

Cette science ontologique, c’est-à-dire science de l’être, en d’autres mots cette « science exploratrice du monde du sens », est la somme d’observations emmagasinées depuis des millénaires : du ciel, découpé en 12 segments, puis des comportements humains. La dynamique dont elle fait preuve lui permet une actualisation constante, qui lui fait gagner en pertinence. Aujourd’hui, dans un monde coloré par la domination psychologique et non plus religieuse ou philosophique, il est notable de voir la richesse de cette nouvelle discipline au regard de cette science au travers des ouvrages de Dane Rudhyar, et des notes de Jung à ce sujet.

J’assimile son fonctionnement à celui d’une voiture : tout comme en voiture, nous ne percevons notre déplacement que par l’extérieur constamment changeant, et adaptons en conséquence notre conduite. Nous avons sans cesse besoin d’une carte pour pouvoir nous repérer et avancer. L’astrologie se sert de carte du ciel pour se repérer, et à partir de là se situer.

Pourquoi se situer ? Simplement car il est question ici d’énergie. Nous sommes entourés d’énergie, qu’elle soit solaire, tellurique, qu’elle appartienne à nos voisins comme à des plantes, tous ces systèmes peuvent modifier un état, produire un travail entraînant un mouvement, un rayonnement électromagnétique ou calorique, chacun ayant un impact à son échelle. Pour ce qui est de la Terre, je ferai le parallèle avec mon propre corps : tout comme distinguer les émanations énergétiques de la terre est difficile vu de l’intérieur, je ne verrai jamais de mes yeux mon véritable visage. Et pourtant, plus je me connais, plus j’arrive à vivre en cohérence dans le flou tellurique, l’astrologie étant comme un miroir qui n’a pas forme humaine mais forme cosmique, il me renvoie ainsi à mes origines.

Lors de notre naissance, nous ne sommes pas une page blanche, nous sommes issus d’une famille qui nous a transmis son histoire, avec ses traumatismes et ses forces ; s’incarner a donc ici pour but de révéler notre potentiel : à l’aide de cette carte cosmique unique, nous découvrons une géométrie porteuse de sens. Toute forme permettant la transmission du sens, c’est la forme de notre corps qui nous donne une telle voix.

C’est dans cette dimension poétique que je vois l’astrologie ; non dans un déterminisme calqué sur le modèle de la psychologie (par l’étude des tempéraments), mais comme une association cosmique de l’être, un indice sur sa nature profonde et caché.





Lecture du Horla

	

Pyramide de Maslow et connaissance de soi

Comment comprendre la pyramide de Maslow en la réactualisant ?

«Il y a plus de deux mille ans,
Platon concluait déjà que la tâche
la plus difficile consiste à se
connaître soi-même. Cette vérité
doit être continuellement
redécouverte; ses implications sont
loin d’avoir été pleinement
réalisées.»
Edward Twitchell Hall (1914 -2009)

La pyramide de Maslow : définition par la psychologie sociale :

La psychologie, telle que nous la connaissons et telle qu’elle est enseignée, est très imprégnée d’une pensée pragmatique nous venant des Etats-Unis. Sa naissance contemporaine remonte à la fin de la seconde guerre mondiale, et elle connut son apogée dans les années 60.

La pensée pragmatique inhérente à la psychologie se présente comme une solution plus rapide et efficace que l’ancienne psychanalyse, cette dernière étant à l’époque présentée comme source principale du soin psychique. Le nouvel avantage de la psychologie réside dans une immédiateté de la guérison des symptômes ; toutefois, ne pas guérir le mal à la racine tend à le voir réapparaître parfois plus fortement encore que le trouble qui fut soigné en tout premier lieu.

La pensée d’Abraham Maslow (1908-1970) est à l’image de la psychologie contemporaine. Psychologue américain renommé, il développa une théorie de la motivation en hiérarchisant les besoins humains sous la forme d’une pyramide : dans celle-ci, la réalisation de chaque étage est primordiale pour passer à l‘étage supérieur.

Aujourd’hui, cette pyramide est vivement critiquée, notamment sur son manque de représentation des subtilités formant la complexité de la pensée humaine : différences entre besoins et désirs, importance de la culture…

De plus, son utilisation a franchi les limites du soin psychique pour être utilisé dans les théories de management, car elle permet de façon simple, et sans nécessairement un bagage psychologique, de déterminer un cadre mercantile où positionner l’homme :  mieux connaître les besoins pour y répondre permet de vendre la nécessité.

Maslow lui-même éprouve les limites de son modèle vers la fin de sa vie, en y ajoutant une étape de plus : la transcendance, la recherche spirituelle.

Les besoins de la pyramide sont :

Besoins physiologiques : manger, boire, dormir

Besoins de sécurité : dormir sous un toit, avoir un toit, avoir des ressources financières et affectives.

Besoin d’appartenance : groupe social, ethnie, qui suis-je socialement ? Qui sont mes pairs ?

Besoins d’estime : je vaux quelque chose pour mes pairs, je suis admis et estimé par mon groupe.  

Besoins d’accomplissement : je fais quelque chose d’utile pour mes pairs.

Bonus : Besoins de transcendance : je cherche Dieu.

La connaissance de soi :

Ce dernier besoin pointe ici la connaissance de soi, qui nécessite une certaine stabilité psychique : il est en effet difficile de faire face à soi sans céder au chant des sirènes de la valorisation sociale.

Cette lucidité objective au possible, juge et parti, permet de se sentir authentique dans sa propre vie, et d’ainsi faire des choix qui nous correspondent véritablement, réduisant de fait l’anxiété due au décalage entre ses aspirations profondes et les aspirations sociétales. Ainsi, nous entrons dans ce que Jung appelle le processus d’individuation (sujet d’un prochain article).

La connaissance de soi trouve des appuis spirituels dans la culture occidentale, qui est une lecture gnostique de la Bible (pour rappel, la Gnose est une philosophie qui conçoit que par la connaissance arrive le divin). Cette quête du divin au travers de l’étude des textes sacrés ne se trouve pas être une des formes du prosélytisme chrétien, mais plus une proposition différente au spirituel, permettant de trouver des réponses sur le sens, et de contrer ainsi le danger d’un individualisme chaotique,

Jung fait un rapprochement entre l’effondrement du christianisme et l’effondrement du monde romain : la désorientation spirituelle faisant suite au déclin du paradigme, dans chacun des cas, conduisit l’Autorité à lutter à la fois contre ses ennemis déclarés, et contre la redondance de pensées irrationnelles (pensées magiques) au sein de sa population, qu’elle avait pourtant elle-même prodigué dans ses débuts. Dans les deux situations, il a donc fallu valoriser le rationalisme de l’esprit humain pour se maintenir. Dans le cas de l’effondrement du christianisme, cette dynamique nous a conduit à une rationalisation extrême, autant de la raison que de l’intellect, détruisant de fait toute porte de sortie vers l’irrationnel, et conduisant en guise de finalité à une croyance aveugle dans le scientisme. Paradoxalement, c’est en redécouvrant les textes sacrés de notre tradition chrétienne avec le prisme de la psychologie que nous pouvons y puiser une ressource nouvelle pour le spirituel.

Connaître son mythe fondateur

J’ai mis en lien ici, une partie de l’interview de Luc Bigé, grand nom de l’astrologie contemporaine, ce Docteur en Biochimie et Astrologue (qui est président de l’université du symbole : https://reenchanterlemonde.com/). Présente ici le mythe fondateur qui habite en chacun de nous.

Pour le trouvez, une analyse de son thème natale est nécessaire, il faudra y rechercher quelle est la domination, d’une planète ou d’un signe qui ouvre vers la problématique de la carte natale et donc vers le mythe fondateur.