L’importance de la vie psychique

« La vie intérieure fonctionne à bas bruit, elle est faite de tout ce qui spontanément n’attire pas notre attention. Cette discrétion vient de ce que, souvent, les choses importantes s’accomplissent dans le secret et le silence. Nous devrions faire plus souvent l’effort de distinguer l’urgent de l’important. » Christophe André

Christophe André est un psychiatre, grand nom connu en psychologie, que je connais depuis longtemps. Lorsque j’étais un tout nouvel apprenant, en questionnement avec mon temps, la psychologie se mêlait à un besoin d’ancrage, et représentait simultanément un questionnement et une recherche sur le bouddhisme.

Un des ouvrages de Christophe André en était la parfaite synthèse. J’ai donc, en 2011, lu et pratiqué « la méditation jour après jour ». Bien qu’ayant depuis évoluée sur le fil de ma pensée, il reste toujours un précieux guide dans les moments difficiles, car tel est son usage.

Depuis, la méditation est encore plus à la mode, et Christophe André en est devenu l’égérie car il occupe le terrain médiatique : Chroniques radios, conférences, interviews…

Nous restons dans un système social très préoccupé des questions économiques dont les choix découlent et dont le questionnement du sens, du spirituel, se conjuguent avec les euros.

Ce n’est ici pas mon propos.

Le sujet ici, l’importance de la vie psychique (interview assez longue), permet au psychiatre de développer, avec calme et bienveillance, l’utilité de la vie intérieure.

Je pense qu’un auteur n’a que peu d’idées fortes et qu’il les décline en fonction de leur affinement au fil de ses ouvrages. Pour moi, Christophe André alerte sur la facilité avec laquelle on balaye du revers de la main sa vie intérieure.

Il définit la vie intérieure par tout ce qui est vivant à l’intérieur de soi, tout ce qui est perceptible lorsque nous nous arrêtons quelques instants : les sensations corporelles, les ressentis émotionnels, les pensées, les impulsions, les envies, les inquiétudes, les peurs…c’est un flot ininterrompu de rumeurs perpétuelles.

La principale difficulté de la vie intérieure est qu’elle peut apparaître a priori moins intéressante, ou plus difficile, que ne l’est la vie extérieure et le rapport aux autres.

Toutefois, en faisant l’effort de l’explorer, par des méthodes douces, tel que la méditation, l’écriture d’un journal intime, la prière, l’introspection, propre et adapté à chacun, nous pouvons aller vers une recherche d’unité avec cette richesse intérieure, dans le but de se réaliser pleinement. Alors s’accroit ses chances d’être heureux et généreux. Car nous nous écoutons et prêtons intérêt aux autres.

La méditation souffre de son a priori sur l’arrêt des pensées, or la vie intérieure est  bien plus complexe qu’un système Pensée /Non Pensée, car la souffrance et la tristesse sont des émotions qui sont le pendant au bonheur. Sans elle, nous perdons une part d’humanité, il ne s’agit donc pas de vouloir supprimer les pensées tristes et nostalgiques, mais plutôt d’accepter de les héberger sans crainte, de prendre le temps de les observer et de trouver le meilleur usage à en faire. Alors, tranquillement, nous nous recentrons sur le moment présent, l’avenir et le passé sont des temporalités qui nous sont incertaines et lourdes d’émotions. Par un pas de légèreté, savourons le bonheur de l’instant, habitons pleinement notre quotidien, et réjouissons-nous d’être bien vivants.

Voici une interview de Christophe André, sur son dernier livre, « la vie intérieure ».

Lecture hypnotique de la sirène : méditation guidée pour se relaxer.

Cette semaine, je vous propose de continuer avec les sirènes, je vous raconte une histoire pour vous relaxer.

Il y a quelques années, j’ai vu passer sur le Net des femmes qui exerçaient littéralement le métier de sirène. L’idée m’a plu, et quand est venu le moment d’écrire un scénario, naturellement m’est venue à l’esprit la phrase « mais dites-moi, que penseriez vous d’introduire un personnage « sirène »? » L’idée plut autour, et la sirène s’incarna.

Elle n’avait pas pour autant dit son dernier mot, j’ai déménagé en bordure de l’océan et les mythes qu’elles nourrissent sont devenu chaque jour un peu plus vivant.

Exerçant sur moi leur fascination, j’ai recherché leur profonde symbolique et leurs représentations diverses qui sont entres-autres : l’amour, la beauté, le mystère, l’intimité, la sensualité, les émotions, la féminité, la persuasion et la perception. Elles sont souvent associées aux divinités tel qu’Amphitrite, Téthys, Calypso et Ranh et évidemment Aphrodite, ainsi qu’aux Ondines.

La sirène incarne la dualité entre la vie organique et la vie spirituelle, en soulignant les aspiration spirituelles (partie poisson) : élevées mais qui sont souvent empêchées par des pulsions de la matière (partie femme – vie organique). Ainsi que le pouvoir et l’indépendance des femmes.

Autrefois, elles incarnaient différentes croyances ; celle de la guérison, (par prière au divinités féminines à proximité d’une source d’eau) ; des pouvoirs surnaturels (par l’usage d’un peigne en arête de poisson (qui contrôle les tempêtes)) ; invisible, car connaissant à la perfection le cœur des hommes, elles se laissent voir seulement en présence d’un véritable cœur pur, à l’aube ou au crépuscule, heures traditionnelles entre le jour et la nuit où toutes les visions sont possibles. Ces deux moments de transition de la journée marquent le début et l’arrêt des actions en court, cet instant fugace ou l’esprit prend conscience de ses propres limites.

Il y a deux représentations de sirène. Dotée d’une queue, elle représente « l’ombre » : les voluptés du monde et le mal en général, avec comme arme létale son chant.

Avec deux queues : elle représente la fécondité (l’eau est source de vie) : lorsque elle les relève, elle met en lien gestation et naissance.

Le conte est issu de la tradition orale, il est riche d’une multitude de significations, à mon tour je vous le transmet de manière orale à ma façon.

La sirène est pour moi une enseignante de l’amour, au cœur des profondeurs de l’océan (symbolique de l’inconscient). Elle permet par ses mouvements hypnotiques de faire comprendre de manière corporelle un enseignement parfois trop abstrait par les mots ; j’ai voulu retrouver ces mouvements d’ondulation par la réalisation d’un texte qui se base sur la relaxation, où son propre souffle devient l’ondulation marine. L’intégralité du conte se concentre sur la relaxation pour rejoindre dans la douceur son « moi profond », je l’ai adapté pour qu’il puisse transmettre une notion d’amour. Je vous laisse le découvrir, en prenant soin en premier lieu de vous allongez ou de bien vous caler dans votre fauteuil.