Chanson sur la Lune

La lune, la mère

En astrologie, la lune est reliée à la mère, à l’enfance, à notre part sensible, j’ai trouvé que cette chanson aidait à en comprendre la symbolique. Autant dans la réalisation de son souhait, que dans le prix à payer.

Pour comprendre et interroger cette partie en nous, nous pouvons nous poser les questions suivantes:

Qu’est ce qui me touche intimement ?

A quoi suis-je sensible ?

De quoi ai-je un besoin vital ?

Comment m’a t-on materné, protégé, nourri ?

Qu’est ce qui me sécurise ?

Faire un vœu

Faire un vœu, comme dans les contes de fée est une affaire sérieuse. Les héros des contes de fées affrontent diverses péripéties pour la réalisation de son vœu, c’est à dire un changement miraculeux, par rapport à un obstacle donné, l’accès à des ressources inattendues qui opèrent radicalement un changement. L’image du conte de fée, est la mise en action sous forme symbolique des aspects en nous mêmes. Ils nous invitent à mieux nous connaître afin de découvrir dans notre cœur les ressources cachées qui y sommeillent.

Le savoir des contes de fées avance masqué, un voile est posé dessus, celui d’un monde irréel et fantastique, peuplé de grenouilles et de renards qui parlent, de vieilles sorcières, de montagnes de cristal et de châteaux enchantés. Il s’agit de profond symboles qui s’expriment sous l’apparence de l’anecdote. Mais il faut savoir décoder pour comprendre leurs messages. Non pas en les « expliquant », en les interprétant, ou en leur donnant une signification toute faite qui nous arrange, car cette approche purement intellectuelle a pour effet de tuer le mystère. Mais en les écoutant avec le cœur. Ce n’est à ce moment là qu’ils nous livrent leurs trésors cachés.

C’est à cette intelligence du cœur appliqué aux contes de fées que je vous convie. Les contes nous apprennent à renouer avec l’inépuisable Fécondité qui est en nous et à appeler son merveilleux pouvoir de transformation. Il nous ouvrent à un monde de grandeur et de beauté qui n’est autre que nous-même.

La luna : un récit initiatique

La lune est un luminaire en astrologie. Symboliquement elle nous éclaire avec plus ou moins d’intensité la nuit. Sa signification dans un thème est riche de sens, un en particulier me touche plus qu’un autre. La lune représente notre façon de nous connecter à l’âme du monde, anima mundi.

L’Ame du Monde est une idée platonicienne apparu dans le Timée.

Pour les doctrines de Platon, tous les corps vivants sont constitués par un corps matériel animé par une âme, c’est-à-dire – c’est la définition qui est apparu dans le Phèdre – par un « mouvement qui se meut lui-même ».

Platon explique dans ses textes que l’âme de l’homme, en tant que mouvement, donne « vie » aux corps ; en plus, en tant que principe d’unité, l’âme gère également les trois parties du corps vivant dans un dessein unitaire. Cela vaut pour les corps individuels, qui sont munis d’âmes individuelles – comme ceux des végétaux, des animaux et des hommes –, ainsi que pour l’organisme vivant plus complexe et qui les contient tous : le monde.

Celui-ci est animé par une âme du monde : c’est lui qui donne vie à les corps vivants à travers les âmes individuelles et qui les gère selon une dimension unitaire, en préservant leur mouvement vital. Nombre de savants ont reconnu cette âme, et que certains l’ont appelée « esprit », d’autres « nature » ou « fatalité ».

L’âme du monde seraient présentes, d’une manière individuelle et multiple, les exemplaires des formes qui existent dans les choses existantes. Ces exemplaires ne sont pas les Idées séparées regardées par le Démiurge, qui sont seulement dans l’esprit divin, mais elles sont les causes formelles de la production des diverses choses existantes : l’âme du monde est donc aussi « causa formalis » de la production du monde.

Les platoniciens affirment que les formes sont dans l’esprit divin avec une priorité ontologique (ou « selon la nature ») par rapport à de la façon dont elles sont dans l’âme du monde et ensuite dans les choses existantes. Il s’agit, en fait, de la même « forme », qui est dans l’esprit divin à la manière d’une forme-exemplaire, dans l’âme du monde à la manière d’une forme séparée, et dans les choses existantes à la manière d’une forme unie à une matière. Il faut donc établir une distinction entre la priorité de nature et la priorité temporelle.

Cette digression pour retrouver ici la profondeur de la symbolique lunaire et agrandir son espace mental.