Portraits modernes

Portraits modernes

Levinas distingue le support anatomique (les yeux, les oreilles, la bouche), la figure c’est-à-dire le vecteur expressif (visage triste, gai) et le visage qui déchire le sensible.

Le sensible reste cette corde qui vibre en fonction du chant du monde, cette partie qui réceptionne la beauté, la fragilité de nos existences, notre mélancolie et c’est en même temps cette sensibilité qui nous permet de vivre l’expérience de notre humanité.

Ce que je vois de quelqu’un ne dit pas tout et c’est cet échec de faire le tour d’autrui qui va justement me renseigner sur mon rapport à lui.

C’est un échec, ou comme dirait la psychanalyse, une rencontre manquée avec la réalité, qui est nécessaire et vital, le réel ne peut se rencontrer qu’en fraction de seconde inattendues sinon nous en deviendrions fous. Cet échec nous permet de continuer notre investigation, de poursuivre et de réceptionner ce qu’il nous apprend sur cet autre.

Une personne n’est pas quelque chose dans le monde, n’est pas mon horizon, elle m’échappe et elle m’assigne des limites. Elle souligne les limites de mon pouvoir de constituer, de connaître et peut-être du pouvoir de mon pouvoir.      

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